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Outil gratuit · messagerie · DNS interrogé depuis votre navigateur

Vérifier SPF, DKIM et DMARC : votre domaine est-il protégé contre l’usurpation ?

Entrez votre nom de domaine : l’outil lit vos enregistrements DNS, vérifie SPF, DKIM et DMARC selon les RFC, compte les consultations DNS de votre SPF, mesure vos clés DKIM, et vous dit en français ce qui manque et dans quel ordre le corriger. Il contrôle aussi vos serveurs de réception, MTA-STS, TLS-RPT et BIMI.

Le vérificateur SPF, DKIM et DMARC de 8TECH contrôle les trois mécanismes qui empêchent l’usurpation d’un domaine de messagerie : l’enregistrement SPF et sa limite de dix consultations DNS, les clés DKIM publiées sous les sélecteurs courants et leur taille, la politique DMARC avec ses rapports et son alignement. Il rend un verdict en trois niveaux, protégé, partiel ou exposé, et la liste ordonnée des corrections.

outil 8TECH · requêtes DNS depuis votre navigateur, rien ne transite par 8TECH

Entrez le domaine de votre messagerie

Le domaine après l’arobase de vos adresses, pas celui de votre site s’il est différent.
Vingt et un sélecteurs courants sont testés d’office. Ajoutez le vôtre s’il est différent.
Essayer :

Les requêtes DNS sont envoyées depuis votre navigateur au résolveur public de Cloudflare, puis à celui de Google s’il ne répond pas. Seul le nom de domaine testé leur est transmis ; rien ne passe par 8TECH.

Cet outil interroge le DNS depuis votre navigateur et a besoin de JavaScript. Sans lui, le formulaire ne répond pas ; les explications plus bas restent lisibles.

Les trois mécanismes, en clair

01SPF : qui a le droit d’envoyerUn enregistrement TXT sur votre domaine liste les serveurs autorisés à envoyer des courriels en votre nom : votre messagerie, votre outil d’emailing, votre logiciel de facturation. Il se termine par -all ou ~all, qui dit quoi faire des autres. Dix consultations DNS au maximum : au-delà, les destinataires abandonnent et l’enregistrement ne protège plus rien.
02DKIM : la signature du messageVotre serveur signe chaque message avec une clé privée ; la clé publique est publiée dans le DNS sous un nom de sélecteur, par exemple selector1 chez Microsoft 365 ou google chez Google Workspace. Le destinataire vérifie que le message n’a pas été modifié et qu’il vient bien de vous. Une clé de 2048 bits est la norme actuelle.
03DMARC : la politique et les rapportsDMARC dit aux destinataires quoi faire quand SPF et DKIM échouent, ne rien faire, mettre en indésirable ou rejeter, et leur demande des rapports. Sans DMARC, SPF et DKIM ne bloquent rien par eux-mêmes. Depuis février 2024, Google et Yahoo l’exigent des expéditeurs en volume.
04L’alignementDMARC ne regarde pas seulement si SPF ou DKIM passent : le domaine qui passe doit être celui que le destinataire voit dans l’expéditeur. C’est pourquoi un outil d’emailing doit signer avec votre domaine, pas avec le sien, et pourquoi l’outil signale les sous-domaines non couverts.

Déployer DMARC sans bloquer vos propres envois

La méthode que nous appliquons chez nos clients. Un passage direct en reject casse les envois oubliés : facturation, alarmes, imprimantes, outils métier.

ÉtapeEnregistrementDuréeCe qu’on vérifie
1. InventaireSPF complet, DKIM activé partout1 semaineTous les outils qui envoient en votre nom sont listés dans SPF et signent en DKIM avec votre domaine
2. Observationv=DMARC1; p=none; rua=mailto:dmarc@exemple.fr2 à 4 semainesLes rapports ne montrent que des sources légitimes ; les sources inconnues sont identifiées ou abandonnées
3. Quarantaine progressivep=quarantine; pct=25 puis 1002 à 4 semainesAucun envoi légitime ne tombe en indésirable
4. Rejetp=reject; sp=reject; adkim=s; aspf=scibleLes messages frauduleux sont refusés ; les rapports restent surveillés

Le domaine exemple.fr est un domaine de documentation. Les rapports agrégés arrivent en XML : un outil de lecture, gratuit ou non, rend l’étape 2 supportable.

Les enregistrements types

Pour les deux messageries les plus répandues en PME. Les valeurs exactes se trouvent dans votre console d’administration.

MessagerieSPFDKIM
Microsoft 365v=spf1 include:spf.protection.outlook.com -allselector1 et selector2, en CNAME vers votre tenant
Google Workspacev=spf1 include:_spf.google.com ~allgoogle, clé TXT de 2048 bits générée dans la console
Domaine sans courrierv=spf1 -allaucun ; DMARC p=reject et MX nul

Chaque outil qui envoie en votre nom ajoute son include au SPF et son sélecteur DKIM. C’est là que la limite des dix consultations se joue.

Questions fréquentes

L’outil a-t-il besoin d’un accès à mon serveur de messagerie ?

Non. Tout ce qu’il vérifie est public : les enregistrements DNS de votre domaine, que n’importe quel destinataire consulte à chaque message reçu. Il ne se connecte ni à votre serveur ni à votre boîte, et ne lit aucun courriel.

Où partent les requêtes DNS ?

De votre navigateur vers le résolveur public de Cloudflare, en HTTPS, puis vers celui de Google s’il ne répond pas. Ces résolveurs ne reçoivent que le nom de domaine testé, comme lors de n’importe quelle navigation. Rien ne transite par les serveurs de 8TECH, qui ne voit pas les domaines que vous vérifiez.

L’outil dit que DKIM est absent alors que ma messagerie signe mes messages. Pourquoi ?

DKIM est publié sous un nom de sélecteur que seul votre fournisseur connaît. L’outil teste vingt et un sélecteurs courants, dont ceux de Microsoft 365, Google Workspace et des principaux outils d’emailing. Si le vôtre est différent, saisissez-le dans le champ prévu ; vous le trouvez dans l’en-tête d’un message envoyé, au tag s= de la signature DKIM.

Mon SPF dépasse dix consultations DNS, que faire ?

Retirer les include des outils que vous n’utilisez plus, remplacer un include par les adresses IP qu’il contient quand elles sont stables, ou déplacer les envois en volume vers un sous-domaine dédié avec son propre SPF. Chaque include, a, mx, ptr, exists et redirect compte, y compris ceux cachés dans les include de vos prestataires.

Peut-on passer DMARC directement en reject ?

Techniquement oui, mais c’est le meilleur moyen de perdre des envois légitimes oubliés : facturation, copieur, alarme, outil métier, site web. La séquence none avec rapports, quarantine, puis reject, prend quelques semaines et évite les surprises. Un domaine qui n’envoie jamais de courrier peut, lui, passer en reject immédiatement.

Pourquoi 8TECH publie-t-elle cet outil ?

Parce que l’usurpation de domaine est la première porte d’entrée des fraudes au virement et au faux fournisseur que nous voyons chez les PME, et que la correction tient dans trois enregistrements DNS. Vérifier son domaine prend trente secondes ; nous préférons que vous le fassiez avant qu’un client reçoive une fausse facture en votre nom.

Pour vérifier

Sources et références

Ce que cet article affirme et qui ne vient pas de notre pratique vient d'ici. Chaque référence porte son éditeur et sa date.

01RFC 7208 — Sender Policy Framework (SPF)IETF · 2014-04-01 — syntaxe SPF, limite de 10 consultations DNS, un seul enregistrement par domaine
02RFC 6376 — DomainKeys Identified Mail (DKIM) SignaturesIETF · 2011-09-01 — format de l'enregistrement de clé publique, sélecteurs
03RFC 8301 — Cryptographic Algorithm and Key Usage Update to DKIMIETF · 2018-01-01 — clés RSA de 1024 bits minimum, 2048 recommandées
04RFC 7489 — Domain-based Message Authentication, Reporting, and Conformance (DMARC)IETF · 2015-03-01 — tags p, sp, rua, ruf, pct, adkim, aspf
05Email sender guidelinesGoogle · 2024-02-01 — SPF et DKIM obligatoires, DMARC exigé pour les expéditeurs en volume depuis février 2024